Fev2017 auteur : danielvidal9@hotmail.com. Modification du 25/09/2018, du 06/11/2018

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Traumatisme crânien, Accident Vasculaire Cérébral, Anoxie cérébrale, tumeur cérébrale etc.

                                                  L'allocentrisme et l'appropriation seront les fondements de l'accompagnement dans la vie sociale et familiale des personnes ayant des lésions cérébrales acquises
source de séquelles d'ordre cognitif et de troubles du comportement plus ou moins important.

Une approche basée sur la bienveillance, la confiance et l'appropriation sera nécessaire pour ne pas heurter et pouvoir respecter et stimuler les modes de résilience de la plasticité cérébrale.
Une approche qui tolérera sans les stigmatiser les déviances et erreurs d'adaptations créera une ouverture indispensable vers de meilleures conditions d’existence possible.
Une approche qui tiendra compte des séquelles cognitives en fonction de la personnalité antérieure, mais dans le contexte écologique actuel sans subjectivité ni généralisation participera également
au meilleur être possible de la personne cérébrolésée.
 

Des fenêtres contextuelles (pop-up) contenant des définitions et des explications s’ouvriront en cliquant sur les mots et expressions en gras.

L’expression « plus ou moins » qui sera couramment employée aura pour but de rappeler en permanence que les troubles cognitifs et du comportement ne sont pas constants et permanents.
Ils varient énormément d’une personne à l’autre en fonction de la gravité des séquelles, du contexte écologique général et toujours en relation avec  la personnalité antérieure.
Ils varient également beaucoup en fonction de l’humeur et du contexte écologique momentané, c’est pourquoi cette expression est nécessaire pour permettre une relativisation au fil de mes propos.


Avant-propos.
 

  Mon propos est de traiter un sujet sur  l’accompagnement dans la vie sociale et familiale des personnes souffrant des conséquences de lésions cérébrales acquises occasionnant des troubles cognitifs et des troubles du comportement, sujet qui concernera exclusivement des personnes communicantes à minima, c’est-à-dire ayant une interaction sociale suffisamment réactive pour qu’un échange puisse s’établir quand bien même la personne souffrirait de graves troubles phasiques ou gnosiques.

  Mon propos sera aussi, dans le cadre d’une communication même minimale, d’exposer des principes basés sur l'appropriation et lallocentrisme qui doivent permettre d’améliorer les conditions de l'accompagnement dans la vie sociale et familiale des personnes ayant des lésions cérébrales acquises source de séquelles d'ordre cognitif et de troubles du comportement plus ou moins important.

  J’emploierai l’expression « personne cérébrolésée » pour indiquer qu’il s’agit d’une personne subissant des déficiences cognitives et des troubles du comportement faisant suite à des lésions cérébrales acquises.

  J’aborderai les principes d’une approche basée sur l'appropriation qui respectera et stimulera les principes de fonctionnement de la plasticité cérébrale dans les capacités d'adaptation en appliquant une communication adaptée basée principalement sur des modes interrogatifs incitatifs et non directifs vis-à-vis de la personne cérébrolésée.

 J’aborderai les principes d’une approche allocentriste basée sur la confiance et la bienveillance qui devra permettre d’améliorer la communication avec la personne cérébrolésée en évitant autant que possible de la mettre dans une situation d’infériorité ou de subordination.

  J’aborderai mon sujet à partir d’une approche basée sur des principes appropriatifs et allocentristes qui tiendront compte des séquelles cognitives et comportementales dans le contexte écologique actuel sans subjectivité ni généralisation et surtout sans dériver vers la caricature des évènements comme c’est souvent le cas dans la description de certains troubles du comportement.

  Les modalités de l'accompagnement dans la vie sociale et familiale des personnes cérébrolésées que je propose viseront  essentiellement à améliorer le bien-être des personnes cérébrolésées, car il ne s’agit pas d’une thérapie, mais simplement de principes à appliquer dans les modes de la relation, principes qui respectent la personne cérébrolésée et ses souffrances et par voie de conséquence améliorent les rapports sociaux.

  L’amélioration du bien-être de la personne cérébrolésée entraînera celle des proches, des accompagnants et des intervenants si les principes appropriatifs et allocentristes sont bien appliqués.

  Au stade actuel des connaissances, il n’existe pas de thérapie qui permettrait d’obtenir une guérison totale des troubles cognitifs et du comportement quand il sont récurrents, c’est la raison pour laquelle l’objectif du bien-être est un objectif raisonnable.

  L’objectif du bien-être s'il est plus ou moins atteint devrait permettre la meilleure adaptation possible dans le nouveau contexte écologique (social et familial) où se trouve la personne cérébrolésée.

  La personne cérébrolésée développe des comportements qui peuvent être difficiles à comprendre, mais surtout à admettre en raison de leur plus ou moins grande cohérence, il ne faut donc pas porter des jugements arbitraires sur des comportements que l’on n’arrive pas à comprendre et à admettre.

  L’appropriation par la personne cérébrolésée pourra connaître des limites liées aux déficiences cognitives comme l’anosognosie ainsi qu’aux troubles émotionnels et du comportement. La personne cérébrolésée pourra dans certains cas s’approprier des situations ou des évènements dont elle est actrice, mais pas auteure. J’apporterai des éclaircissements sur cet aspect de l’appropriation dans les pages qui vont suivre.

  Pour terminer cet avant-propos, j’affirmerai qu’il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, c’est-à-dire que pour être comprise et efficace, la relation avec la personne cérébrolésée doit être simple, sans la compliquer par trop de considérations d’ordre trop psychologique, philosophique et aussi morale qui n’apporteront que la confusion dans les rapports sociaux.


 

 Sommaire :

 Des principes basés sur l’appropriation et l’allocentrisme doivent permettre d'améliorer la vie sociale des personnes cérébrolésées.

 Quelques généralités se présentation sur l'utilité d'une approche d'accompagnement basée sur l'appropriation et l'allocentrisme.

 A - Présentation générale de l'appropriation dans l'accopmpagnement social.

 B - L'approche appropriative est basée sur des principas fondamentaux.
      
I - Pourquoi proposer une approche basée sur des principes appropriatifs ?
     II - Quand et pour qui est destinée une approche basée sur des principes appropriatifs ?
               1 - Quand peut-on appliquer une approche basée sur des principes appropriatifs ?
               2 - Pour qui et donc à qui s'adresse une approche basée sur des principes appropriatifs ?

 C - Comment appliquer les principes d'une approche appropriative ?
       I - Quelques généralités pour situer le contexte dans lequel s'appliquent les principes d'une approche appropriative.
      
II - La personne cérébrolésée doit pouvoir s'approprier ses déficiences cognitives.
    
 III - Comment coordonner les principes d'une approche appropriative ?
 

 D - La compréhension du handicap cognitif selon des principes basés sur l'appropriation et l’allocentrisme.
      I - Principes de base d'une démarche allocentriste basée sur l'appropriation.
     
II - Pourquoi la compréhension du handicap cognitif est-elle indispensable ?
  
 III - Quand la compréhension du handicap cognitif est-elle indispensable ?
  
IV - Comment comprendre le handicap cognitif et interpréter les troubles émotionnels et du comportement ?
    
V - Il faut appréhender le handicap cognitif en fonction de l'âge et de la gravité des déficiences cognitives.
  
VI - La compréhension du handicap cognitif est fondamentale pour l'appropriation et l'allocentrisme.

 
E - Les modes de communication et les attitudes des proches, des accompagnants et des intervenants.
 
    I - Introduction aux principes d’une communication adaptée aux séquelles cognitives.
     
II - Le rôle de la plasticité cérébrale et de l’organisation neuronale dans la communication.

               
1. Définition de Wikipédia de la plasticité neuronale ou la plasticité cérébrale.
               2. La plasticité cérébrale et l’organisation neuronale dans la communication.
               3. L’incidence des déficiences cognitives sur la plasticité cérébrale et dans la communication.
   
 III - Les réponses aux questions qui se posent sur les modes de communication.
               1. Pourquoi les codes sociaux sont-ils des obstacles majeurs et difficiles à évacuer ?
               2. Comment les perceptions liées à la communication sont-elles perturbées voire altérées ?
               3. Quel est le rôle des émotions et par voie de conséquence des souffrances induites ?
               4. Pourquoi les attitudes sont-elles des palliatifs essentiels de la communication qu’il ne faut pas négliger ?
               5. Quels sont les modes de transmission des informations qu’il est nécessaire d’appliquer ?
               6. Comment établir une relation adaptée et équilibrée sans frustration ni humiliation ?
     IV


Des principes basés sur l’appropriation et l’allocentrisme doivent permettre d'améliorer la vie sociale des personnes cérébrolésées.
 

  Je pense qu’il faut modestement s’attacher à des conditions d’accompagnement qui privilégie le bien-être social et familial en tenant compte des connaissances actuelles sur les possibilités de retour à une vie normale sans séquelles pour les personnes ayant des troubles cognitifs et du comportement que l’on peut qualifier d’important.

  La question de la nécessité d’un accompagnement social spécifique à destination des personnes ayant subi des lésions cérébrales acquises entrainant des séquelles d'ordre cognitif et des troubles du comportement est généralement admise.

  La question de la nécessité d’améliorer l’accompagnement social des personnes cérébrolésées souffrant de désordres cognitifs et de troubles du comportement est également généralement admise.

  La question de la nécessité de réduire les souffrances psychiques parfois intolérables des personnes cérébrolésées est admise sans restriction, mais souvent sans solution efficace hormis les traitements médicamenteux..

  La question de la nécessité d’aider les proches et les accompagnants à trouver un consensus social acceptable est bien entendu toujours admise.

  Les moyens ou les méthodes que l’on utilise actuellement dans l’accompagnement social des personnes cérébrolésées ne sont pas toujours bien adaptés à la meilleure récupération possible ou à tout le moins à la meilleure vie sociale possible pour ces personnes ?

  Il n'est peut-être pas possible, au stade des connaissances actuelles, de réduire voir de gommer les séquelles cognitives graves après  qu'il se soit écoulé un certain temps depuis l'origine des lésions cérébrales, mais je suis persuadé qu'en agissant à partir de principes appropriatifs et allocentristes, il est possible d'améliorer les relations sociales en réduisant les troubles du comportement.

  L’appropriation se fonde sur la connaissance qui permettra à la plasticité cérébrale de jouer pleinement son rôle, mais je reviendrai plus en détail sur cet aspect primordial de l'hypothétique récupération cognitive dans les chapitres qui suivront.

  L'appropriation se fonde également sur la connaissance acquise par les proches et les accompagnants qui leur permettront d'évacuer une focalisation subjective et de la transformer en une démarche allocentriste objective.

  La considération objective des troubles cognitifs et du comportement en fonction de la personnalité antérieure ouvrira la porte d'une connaissance objective pour les proches et les accompagnants.
 


 Quelques généralités de présentation sur l’utilité d’une approche d’accompagnement basée sur l’appropriation et l'allocentrisme.
 
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  Cette approche d'accompagnement basée sur l'appropriation est destinée à aider les proches et les accompagnants des personnes cérébrolésées à adapter leurs comportements sociaux et familiaux aux déficiences cognitives et notamment aux troubles émotionnels et du comportement et à l'anosognosie. Cette approche d'accompagnement basée sur l'appropriation est aussi destinée à aider les personnes cérébrolésées à trouver les moyens de s'approprier leurs déficiences cognitives quand cela est plus ou moins possible pour les amener progressivement vers un travail personnel de compensation qui améliorera leur bienêtre existentiel.

   L'approche d'un accompagnement basée sur l'appropriation s’adressera également aux intervenants professionnels médicaux et paramédicaux qui devront adopter des principes appropriatifs dans les modes de communication et dans les attitudes vis-à-vis des personnes cérébrolésées.

  Parmi les personnes cérébrolésées, les deux  plus forts contingents sont constitués des victimes d’un T.C. (Traumatisme crânien) et des victimes d’un A.V.C. (Accident Vasculaire Cérébral). C’est vis-à-vis de ces deux contingents que la méthode appropriative aura un intérêt majeur, mais elle sera tout de même efficace pour toutes les lésions cérébrales acquises qui   entrainent des déficiences cognitives et des troubles émotionnels et du comportement induit.

  Un accompagnement basé sur l'appropriation pourra également être efficace dans les cas de troubles psychologiques entrainant des désordres cognitifs qui seraient  source de troubles émotionnels et du comportement.

  Un accompagnement basé sur l'appropriation ne prétend à aucune visée thérapeutique et ne propose donc aucun soin médical ni paramédical, mais propose seulement des principes  appropriatifs pouvant  apporter de l’aide et des solutions pour un accompagnement social adapté ayant pour but la meilleure réintégration possible de la personne cérébrolésée dans le tissu social et familial.

  L'approche d'un accompagnement basée sur l'appropriation n’est pas non plus une thérapie, comme les thérapies cognitives comportementales, mais un ensemble de principes qui s’appliquent dans les modes de  communication et les attitudes.

  Les différents aspects de l’accompagnement social des personnes cérébrolésées seront traités dans les chapitres ci-dessous, mais il ne faudra jamais perdre de vue que des liens  permanents fonctionnels existent entre les différents processus de compensation des lésions cérébrales acquises.

  L'approche appropriative est un ensemble de principes qui ne s'appliquent pas mécaniquement. Elle ne peut pas être résumée et synthétisée hormis quelques principes fondamentaux de communication. Elle doit permettre sans subjectivité de conjuguer la personnalité antérieure avec les séquelles cognitives dans un contexte écologique pour induire la meilleure adaptation sociale et familiale possible.
 

A - Présentation générale de l'appropriation dans l'accompagnement social.
 
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  Ce chapitre apporte des explications sur des principes appropriatifs ayant pour but d'améliorer l'accompagnement social et le cadre familial des personnes cérébrolésées (et plus particulièrement pour celles qui ont subi un traumatisme crânien).

  L’application des principes appropriatifs doit permettre à la personne cérébrolésée de stimuler la plasticité cérébrale dans les meilleures conditions écologiques et environnementales possible.

   La gravité et la nature des lésions cérébrales ainsi que leurs conséquences imposeront des adaptations de  l'accompagnement social et du cadre familial, mais ces adaptations resteront toujours basées sur des principes appropriés aux troubles émotionnels et du comportement et à l'anosognosie afin que la personne cérébrolésée puisse trouver en elle les ressources nécessaires pour améliorer sa récupération, sa réadaptation afin de prendre les bons chemins de la compensation de ses déficiences cognitives.

  La plasticité cérébrale qui a la capacité de compenser les lésions cérébrales en créant de nouvelles connexions sera beaucoup mieux stimulée si les proches, les intervenants et les accompagnants adoptent pour l’accompagnement social une méthodologie appropriative personnalisée.
  La plasticité cérébrale ne pourra donc s'exercer positivement que dans un contexte écologique environnemental et émotionnel favorable basé sur des principes appropriatifs.

  La personne cérébrolésée rencontre, du fait de ses troubles, de plus ou moins grandes difficultés d'adaptation à son environnement social dans les modes  de communication issus des codes sociaux habituels.
  Les proches doivent donc s'adapter au blessé en modifiant  leurs modes de communication sur la base de principes appropriatifs en tenant compte de la nature des troubles et des déficiences cognitives, mais aussi de la personnalité antérieure.
  Les modes de communication devront donc permettre à la personne cérébrolésée de plus ou moins s’approprier ses déficiences cognitives et les troubles qui en découlent.

  La connaissance étant indispensable pour combattre les conséquences de  son handicap cognitif la personne cérébrolésée doit connaitre la nature de ses déficiences cognitives et de ses troubles pour trouver en elle des ressources pour plus ou moins les corriger, de plus ou moins les atténuer.
  La connaissance est issue de l’appropriation dans un climat de confiance et de valorisation en dépit de l’anosognosie qui perturbera les processus permettant une réappropriation adaptée.
  La personne cérébrolésée est, bien entendu, concernée en premier lieu par la connaissance de ses déficiences cognitives et de ses troubles, mais elle ne pourra acquérir cette connaissance et se l’approprier qu’avec l’aide adaptée des proches et des accompagnants dans un environnement émotionnel favorable, motivant et valorisant.

  La personne cérébrolésée rencontre de plus ou moins grandes difficultés de contrôle émotionnel en fonction de la gravité des troubles cognitifs qu’elle subit et des domaines où doit s’exercer ce contrôle.
  Le rôle des émotions produites par des souffrances récurrentes est perturbateur pour les processus de récupération de la plasticité cérébrale et le travail de la personne cérébrolésée sur ses émotions ne pourra être qu’appropriatif.
  L’aide appropriative au contrôle émotionnel sera la base fondatrice qui permettra à la personne cérébrolésée de commencer à mieux appréhender ses déficiences cognitives et les troubles qui en découlent, mais il faudra compter aussi  avec l’anosognosie qui freinera les tentatives de compensation de la personne cérébrolésée et perturbera l’aide qu’on pourrait lui apporter.

  L’appropriation par la personne cérébrolésée de ses déficiences cognitives sera donc liée à la connaissance objective de ses séquelles ainsi qu’au contrôle émotionnel et donc à une réelle prise de conscience de ses difficultés exécutives en dépit du frein que constitue l’anosognosie. Ces éléments étant énoncé il sera nécessaire d’aborder les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir ce qui sera fait dans les chapitres suivants.

  Le contexte écologique environnemental doit être adapté et donc approprié aux déficiences cognitives et aux troubles du comportement de la personne cérébrolésée; c’est pourquoi l’attitude des proches des accompagnants et des intervenants doit respecter des principes appropriatifs pour arriver à trouver des modes de communication adaptés et apaisés.

  Rappel important : L'application des principes appropriatifs n'est pas une thérapie pour soigner les déficiences cognitives occasionnées par des lésions cérébrales acquises.
Cette application est seulement fondée sur un ensemble de principes qui doivent permettre une approche appropriative et allocentriste des troubles du comportement. Le but de l'application des principes appropriatifs sera donc essentiellement l'amélioration de la vie sociale et familiale de la personne cérébrolésée et de son entourage et donc du bienêtre de tous.
   L'application des principes appropriatifs servira donc prioritairement et exclusivement à améliorer les conditions de vie sociale et familiale en permettant une compréhension et une adaptation aux  séquelles cognitives et aux troubles du comportement induits.

 


 

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